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21 avril 2010 – Cocaïne !

avril 21, 2010

Bonsoir, c’est Xavier, comme tous les quinze jours, à 22h00 sur BDC One pour l’émission Jakarta.

Ce soir, c’est encore une soirée football, nous sommes donc entre nous : vous, les filles, et moi, l’homme :-)

Soirée football, donc, et nous allons coller à l’actualité avec notre thème : que serait le marché de la cocaïne sans les footballeurs ?

La cocaïne, donc, sera notre thème. Et on commence tout de suite avec un tube de 1976 :

Dillinger – Cocaine In My Brain

Vegas, Cocaine, Gin… on se retrouve dans l’ambiance du film Leaving Las Vegas avec ce titre d’un groupe qui a contribué à amener les amateurs de rock vers l’électro :

Death In Vegas – Cocaine And Gin

Harry Nilsson est devenu célèbre quand son interprétation d’une chanson de Fred Neil, Everybody’s talking, a servi de bande son à un film à succès, Macadam cowboy. Harry a aussi commis une excellente chanson sur les accros à la cocaïne :

Harry Nilsson – Coconut

Et maintenant un groupe britannique fondé en 1995 :

Geiger – Cocain-E

La coca, ça file la pêche. La preuve avec Nomy…

Nomy – Cocaine

La coke est un bon moyen de vaincre la dépression… c’est un grand dépressif qui vous le dit :

Nick Drake – Cocaine Blues

L’addiction peut-être tellement sévère que la demande est la suivante : donne moi de la coke pour que je puisse patienter jusqu’à la prochaine dose !

Punish Yourself – Gimme cocaine

C’est un chirurgien dentiste, par contre, qui nous met en garde contre l’abus… sur un tempo reggae.

Dr Alban – No Coke

Fred Neil est connu (un peu) pour avoir écrit un méga-tube dans les années 70, chanté par Harry Nilsson que l’on a entendu en début d’émission. Fred aussi à son opinion sur la coke…. Il pense que c’est bon, mais que ce n’est pas bon. Ou l’inverse…

Fred Neil – Sweet Cocaine

Quand Black Sabbath a écrit la chanson qui suit, les membres du groupe étaient tous sous forte addiction…

Black Sabbath – Snowblind

Des putes et de la coke… ça pourrait ressembler à une revendication de footballeurs internationaux, mais c’est surtout le fond et la forme de bon nombre de raps. Hypothèse : les rappeurs seraient des footballeurs ratés.

Three 6 Mafia – Half On A Sack

On va finir avec LE standard pop-rock sur le thème de ce soir, écrit par JJ Cale et rendu célèbre par Eric Clapton. Ce soir, pour nous, une version peu connue des écossais de Nazareth.

Nazareth – Cocaine

On se retrouve dans 15 jours !

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7 avril 2010 – Superstitions

avril 9, 2010

Bonsoir, c’est Xavier, comme tous les quinze jours, à 22h00 sur BDC One pour l’émission Jakarta.

Ce soir, c’est la treizième émission, et le thème est donc, tout naturellement, la superstition !

On commence avec LE tube sur la superstition, dans un version peu connue :

Stevie Wonder & Steve Ray Vaughan – Superstition

La superstition vous amène à faire – ou ne pas faire – des choses pour des raisons obscures. Ainsi, jeter du sel par dessus votre épaule vous porterait chance, mais pas renverser la salière ! Et il est déconseillé de se passer la salière de main en main…
Ce sera tout pour les histoires salées, ce soir.

La Rue Ketanou – La Chance

La chance ne sourit pas à ceux qui lui font la gueule
La chance, elle aime pas ça, les regards d’épagneul !

Ben oui, ça se travaille, la chance… qui a utiliser des astuces : croiser les doigts, porter une patte de lapin. Beurk, qui a envie d’avoir une patte de lapin dans sa poche ?

Basement Jaxx feat. Lisa Kekaula – Good Luck

Miss Kekaula, c’est l’extraordinaire voix des Bell Rays.
Il y a une superstition qui trouve grâce à mes yeux, c’est celle qui dit que passer sous une échelle porte malheur !
Car, en effet, il est vraiment dangereux de le faire : on peut recevoir un objet sur la tête (outil, seau de peinture, ou même une personne, si ce n’est l’échelle elle-même !).
Seule exception : si l’échelle a 13 barreaux, ça ira.

The Kills – Superstition

Un groupe dense et intense…
Une autre superstition, encouragée par l’Etat et sa télévision : les jeux d’argent. La roue de la fortune en est un bon exemple, mais le loto ne vaut pas mieux !

Ace Of Base – Wheel Of Fortune

Quand on ne sait plus où on en est et que l’on craint de dire une chose qui portera malheur, un réflexe est de toucher du bois. Quand il n’y a pas de bois, certains se touchent la tête… les politiciens, eux, se touchent-ils la langue ?

Safri Duo feat. Clark Anderson – Knock On Wood

Parfois, les angoisses face à l’avenir sont telles que l’on se précipite chez
“La femme qui sait lire dans les yeux du sort, aussi dans les flammes”

Bernard Lavilliers – San Salvador

La malchance, la poisse, le déveine… c’est l’un des fonds de commerce du blues ! En voici un des années 50 : le type n’a plus maison, plus de fringues, et souhaite juste trouver la tombe de sa mère pour mourir dessus !

Roy Brown – Hard Luck Blues

Parfois, mais peut-être est-ce juste une légende, la magie vient de l’amour. Qui sait ?

Ben E. King – Supernatural Thing

Voici quelques recettes pour lutter contre la poisse

Les Trapettistes – Le branle de la poisse

Préparez les mixtures pour conjurer le sort,
Les pattes de lapin, fers à cheval et consort,
Sortez les crucifix et les pater noster
Ajoutez-y de l’ail, ça fera l’affaire
Et du sang de poulet et du jus de serpent
Une soupe de limace, une purée de vers blancs
Invoquez les démons et les esprits de tout poil
La poisse est de retour, il faut conjurer le mal

On continue avec du blues : cette fois, c’est tellement dramatique qu’il ne faut pas parler de mauvaise chance, car ce serait encore de la chance ! Le mot juste serait “pas de chance”

Albert King – Born Under A Bad Sign

Pour ceux qui veulent être rassurés en permanence, la bonne solution est peut-être d’épouser leur voyante :

The Rolling Stones – Fortune Teller

On finit avec un treizième morceau :

Paul Personne – La Chance

On se retrouve mercredi 21 avril à 22h00 !

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24 mars 2010 – Travail & chômage !

mars 24, 2010

Bonsoir, c’est Xavier, comme tous les quinze jours, à 22h00 sur BDC One pour l’émission Jakarta.

Ce soir, je suis arrivé par erreur et sans m’en rendre compte avec une heure d’avance, à 21h00, ce qui fait que je viens de terminer l’émission au moment ou elle devrait commencer ! Pas de souci : je vais la refaire. Tant pis pour ceux qui comme moi l’auront entendue deux fois !

Ce soir, le thème sera le travail… et le non-travail. Oui, je sais, ce n’est pas ce qui était prévu mais je n’avais pas envie de faire une émission sur les femmes : on a fait les mères il n’y a pas si longtemps…

On va commencer en douceur avec des gens qui n’ont pas la réputation d’être des bourreaux de travail. Ce sont donc des rastas qui vont nous parler de la douleur du chômage !

The Twinkle Brothers – Unemployment

Un des problèmes du travail, c’est que quand on en a un, ça bouffe tout le temps disponible pour, par exemple, une relation amoureuse… Dominique A et Françoise Breut en savent quelque chose !

Dominique A – Le travail

“Je revenais du travail
Personne ne m’attendait
J’abandonnais mon travail
Et quelqu’un survenait

Je reprenais mon travail
Ce quelqu’un s’ennuyait
Je revenais du travail
Et seul me retrouvait”

Comme toujours, c’est joliment écrit et fort bien joué… Mais ça m’interpelle : comment profiter de la vie sans travailler, quand on nous impose de travailler pour avoir de quoi vivre ?

Alors certains se contentent d’aller au boulot tout en rêvant du jour où ils n’auront plus besoin d’y aller…

Sunshine State – Day job

Rêver permet d’endurer la vacuité d’un travail stupide et peu valorisant… Le chômeur, lui, finit pas ne plus rêver quand ses conditions de vie deviennent intenables. Il peut même devenir excessif…

Akhenaton – Éclater un type des Assedic

Bon, c’est violent, comme réaction… surtout quand on sait que les gens des Assedic et de l’ANPE ont été regroupés au sein de Pôle Emploi et que la fusion ne se fait pas facilement…

On peut être violent aussi quand on a du travail, d’ailleurs : en ce qui concerne les Ramones, le travail bouffe ce qui leur reste de cerveau, et ils ne sont pas contents !

The Ramones – The job that ate my brain

Après 17h00, j’embrasse le sol… Comment comparer la délivrance de celui qui quitte momentanément son job, et la dépression qui guette le chômeur ? C’est un vieux de la vieille, connu lui aussi pour économiser ses efforts, qui va nous faire un speach sur le malaise du chômeur :

JJ Cale – Unemployment

Le gars est prêt à tout pour être employé ; même à faire des heures supplémentaires non payées… Ce n’est pas l’exemple à suivre, croyez-moi !

On peut continuer dans la soumission au système, sachant que cela demande un certain cynisme et qu’il faut pouvoir tenir…

Carmen Maria Vega – Hiérarchie

Comme chantait Téléphone sous Mitterrand : “hiérachie vaincra !

C’est le moment d’écouter du blues. Ce soir c’est Big Bill Broonzy, tellement vieux que ça fait déjà 52 ans qu’il est mort…

Big Bill Broonzy – Unemployment stomp

Retournons à l’ANPE avec un groupe métissé d’Antilles et d’Afrique, qui s’approprie un refrain des années 1970 pour en faire un ragga des années 2000 !

Neg Marron – ANPE

Cela dit, d’un point de vue politique, je fais partie de ceux qui pensent que la revendication première ne doit pas être “un travail pour tous” mais “un revenu pour tous”.
Dans le premier cas, on décide que la vraie valeur est celle du travail. Ce qui est le comble du cynisme dans une société où il n’y a pas de travail pour tout le monde !

On s’interrompt un instant pour écouter cette chanson que j’aime beaucoup : Daran explique à Olivia comment ça lui a été profitable de se faire virer de l’usine !

Daran – Olivia

Cette chanson me touche personnellement, et puis ça envoie bien les guitares !

Où en étais-je… Dans le cas du “un revenu pour chacun”, la société fournit à chacun les moyens de vivre correctement, et demande “si besoin” une contribution sous forme de travail au bénéfice de la collectivité…

On en est pas encore là, mais ça devrait être un objectif !

En attendant, d’autres ont trouvé une solution :

Cracker – How can I live without you

How can I live without you
if it means I gotta get a job?

C’est à la limite du proxénétisme ! J’aime beaucoup Cracker et son humour décalé… Autre façon de s’en sortir, cette fois en exploitant le système plutôt que les individus, avec cette chanson qui balance avec ironie :

Les Escrocs – Assedic

C’est joli, non ? On dirait du Moustaki.

Par les temps qui courent, les plus cyniques profitent des plus faibles pour leur faire exécuter le sale boulot. Même les Stones s’en sont rendu compte, c’est dire si c’est vrai !

The Rolling Stones – Dirty work

On se quitte avec une reprise instrumentale et jazzy d’un tube des Beatles qui nous conte la nuit qui suit une dure journée…

Ramsey Lewis trio – A hard day’s night

…et on se retrouve dans quinze jours pour la 13e édition de Jakarta, qui aura comme thème : la superstition !

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10 mars 2010 – Routes !

mars 10, 2010

Bonsoir, c’est Xavier, comme tous les quinze jours, à 22h00 sur BDC One pour l’émission Jakarta. Et, pour la première fois dans cette émission, nous avons un invité : Carlos, qui n’a pas pu venir les deux dernières fois, mais qui est enfin là !

Ce soir, le thème de Jakarta sera : La route. Beaucoup de chansons sur ce sujet, dont de très connues comme On the road again, de Canned Heat, On the road again, de Lavilliers… (Il existe aussi Sur la route encore, de Gotainer !), So many roads (Otis Rush), Further on up the road (Clapton), et Further up (on the road) par Springsteen, Sur la route (Téléphone), et le standard Route 66 de Bobby Troup joué par Nat King Cole, Chuck Berry, les Rolling Stones

On commence tout de suite avec une énorme chanson de l’un des chouchous de Jakarta.

Gérard Manset – Y’a une route

Chanson parue en 1974 sur le même album que la trop connue (au point d’étouffer le reste de l’œuvre de Manset) “Il voyage en solitaire“.
A noter que Manset et la route sont liés au point que l’album hommage sorti en 1996 s’appelait “Route Manset”. Il bénéficiait d’une belle illustration de Bilal et on y croisait des gens très bien comme Bashung, l’excellent et trop rare Pierre Schott, Murat, Fontaine, Annegarn…

On continue avec un chouette country rock d’un vieux de la vieille :

Steve Earle – Copperhead Road

C’est une chanson qui parle de la guerre du Vietnam. Copperhead Road est une route du Tennessee qu’il a fallu rebaptiser car les fans de la chanson volaient les panneaux…

Carlos nous parle de son activité : il est le spécialiste actuel sur Bordeaux de la prise de vue en 3D de concerts de rock… Parmi ses dernières réalisations : les Hurly Burlies, filmés ici au Saint-Ex. Pour apprécier, il faut avoir des lunettes spéciales, rouge et bleu.

Nous sommes toujours sur la route avec un vieux groupe qui a repris des chansons de Dylan avant de faire du rock progressif… Ça me rappelle de bons souvenirs…

Manfred Mann’s Earth Band – The Road To Babylon

Ils ont fait aussi un tube avec “Davy’s on the road again“…

Écoutons un peu de musique de jeune : entre rap et raï, ça va nous réchauffer !

Rim K et Zahouania – La Route Du Soleil

En hommage à Carlos, invité de l’émission, un titre en espagnol !

Miguel Rios – Memorias de la carretera

Carlos : C’est un rock traditionnel, qui reprend la mythologie de la route. On roule de ville en ville avec la musique à fond, de l’alcool et des anfetaminas, on change de fille à chaque étape…

Un premier blues, de la part d’un type bien que j’ai vu une fois en concert, il y a longtemps, place Saint Michel à Bordeaux. C’était un concert organisé par l’ASTI.

Paul Personne – Sur la route

Paul, le Santana français !
Il existe une chanson très connue sur la route : Hit he road, Jack, de Percy Mayfield, qui a été reprise par de très nombreuses personnes dont Ray Charles, et Richard Anthony en français.
En voici une version exotique !

Mo’ Horizons – Hit The Road Jack

Sympa et dynamique, cette samba, non ?
Plongeons maintenant dans les années 80 avec un groupe qui avait comme leader une femme superbe, fan des Kinks et qui d’ailleurs fut la compagne de Ray Davis

The Pretenders – Middle of the road

On passe maintenant à un auteur compositeur américain de country rock que j’aime beaucoup. Il a passé son enfance à Oak Ridge, Tennessee, connue pour être la base du “Projet Manhattan”. Ses chansons abordent des thèmes sociaux, politiques, environnementalistes. Il a livré seulement 6 albums, dont un très bon live, tous sont très recommandables !

Lee Clayton – The Road

Et maintenant le blues de la soirée… on retrouve Canned Heat en accompagnateurs d’un pianiste formidable, qui nous a quitté il y a déjà 22 ans !

Memphis Slim & Canned heat – Down the big road

Dans un genre très différents, le phénomène Foetus nous offre une étrange version d’un morceau des Beatles, en compagnie de la non moins phénoménale Lydia Lunch avec qui il a déjà commis une reprise de (Don’t fear) The reaper

Foetus and Lydia Lunch – Why don’t we do it in the road

Comme promis, on boucle l’émission en revenant vers Manset… sur l’album hommage “Route Manset de 1996 on trouve cette très belle version de l’une de ses plus remarquables chansons.

Nilda Fernandez – La Route de terre

On se retrouve dans deux semaines, le 24 mars à 22h00, pour une émission de Jakarta consacrée aux femmes !

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24 février 2010 – Afraid of Kentucky ?

mars 6, 2010

Bonsoir, c’est Xavier, comme tous les quinze jours, à 22h00 sur BDC One pour l’émission Jakarta.

Ce soir, nous inaugurons une série qui va prendre beaucoup de temps : les chansons qui traitent des états des USA. Rassurez-vous, on ne va pas les enchaîner à la suite des autres, mais il y aura une émission de temps en temps…
Nous commençons par le Kentucky. Pourquoi le Kentucky ? Parce que c’est un état méconnu, alors qu’il est le premier – et seul – fournisseur de Bourbon de toute la galaxie !

Le Kentucky compte un peu plus de 4 millions d’habitants répartis sur un peu plus de 100 000 km².
Louisville est de loin la plus grande agglomération. L’aire urbaine compte environ 1,2 million d’habitants. La ville se trouve dans le Bluegrass, dans le nord de l’État.
Le Kentucky est considéré comme le berceau du whisky américain, en particulier dans le comté de Bourbon.
La quasi totalité des distilleries de whisky (ou whiskey) se concentre dans seulement deux États américains : le Kentucky et le Tennessee.
Le Kentucky en musique, c’est avant tout le Bluegrass, qui doit son nom à une région du Kentucky. Rassurez-vous, on ne va pas écouter que du Bluegrass, ce soir !

Le Kentucky a la chance d’être connu par des chansons célèbres… la première d’entre elles est “Blue Moon of Kentucky“, interprétée par de nombreuses stars, dont Elvis Presley himself.

Mon choix s’est porté sur une version moins connue, avec le très localement célèbre musicien country Ricky Scaggs et l’extraordinaire songwriter de Creedence Clearwater Revival, John Fogerty :

Ricky Scaggs & John Fogerty – Blue Moon of Kentucky

Comme la plupart des états de l’US, le Kentucky à ses hymnes…
“Blue Moon of Kentucky” est une valse écrite en 1949 par Bill Monroe & The Blue Grass Boys. Il a été interprété depuis par de nombreux artistes et est devenu la chanson bluegrass officielle de l’état.

Dolly Parton – Kentucky Gambler

Moins officielle, cette chanson qui est un pendant rural à “House of the rising sun” : l’histoire d’un gars qui en avait marre de sa vie de fermier dans le Kentucky. Il est parti à Reno, dans l’état voisin du Nevada, et a joué l’argent de la famille. Il est devenu très riche… mais a continué à jouer et a tout perdu. Quand il est revenu à la maison, un autre homme avait pris la place pour s’occuper de sa ferme, de sa femme et de ses enfants.

On change de registre… En 1977, on sait déjà que les transports routiers et les hamburgers ne sont pas l’avenir de l’homme…

Nazareth – Kentucky Fried Blues
“I’ve got no time to eat
Ive got no time to sleep…”

Le camionneur qui fatigue… le travailleur exploité : c’était déjà vrai il y a 30 ans aux USA !
Le camionneur se plaint de ne pas avoir le temps de pisser et de manger… il a le blues du Hamburger et du poulet frit !
Aujourd’hui, les camionneurs qui traversent la France pissent dans des bouteilles en plastique qu’ils jettent par la fenêtre…

On quitte le Kentucky pour une virée express en Italie :

Il Bepi – Kentucky

Du Bluegrass dans le dialecte de Bergame… c’est une exclusivité “Jakarta” ! Retour au pays du bluegrass pour un instrumental bien troussé, entre électro et country.

Brad Paisley – Kentucky jelly

Brad Paisley, né le 28 octobre 1972 à Glen Dale (Virginie-Occidentale), est un chanteur de country américain. Ce morceau, virtuose et rythmé, est un pur régal !

Il est temps d’écouter du blues, non ?

Big Walter Horton – Kentucky Fried
Né en avril 1918, il est regardé comme l’un des joueurs d’harmonica les plus doués dans l’histoire du blues. Big Walter Horton mourut en 1981 à Chicago et fut inhumé à Alsip, dans l’Illinois.

Elvis Presley semble avoir une connexion particulière avec le Kentucky… Non seulement il a interprété le fameux “Blue Moon of Kentucky”, mais il a aussi chanté la pluie du Kentucky. Une bien triste histoire…

Elvis Presley – Kentucky Rain
Sa copine est partie et depuis 7 jours, marchant sous la pluie glacée du Kentucky, il a traversé une douzaine de villes en demandant si on l’a vue passer…

Pavement – Kentucky Cocktail
Un groupe Lo-fi formé en 89, dissout en 99 et reformé en 2009… Pourquoi ce titre, Kentucky Cocktail ? Difficile à dire. Mais on reste à la fois dans l’alcool (le bourbon serait-il un ingrédient dudit cocktail ?) et dans la volaille : pour avoir un poulet frit, il faut , à un moment ou un autre, une queue de coq (cocktail) !
Bon, ok, c’est tiré par les cheveux. Musique !


Stu Phillips - Ol’ Kentucky

Ça mélange l’allemand et l’anglais, pour une version somme toute bien sage d’un classique local : ma maison dans le bon vieux Kentucky.

Attention, séquence lourdingue…

Deep Purple – Kentucky Woman
Une chanson écrite en 67 par Neil Diamond et interprétée l’année suivante par Deep Purple…
C’est long, c’est lourd, ça reste entre nous…

Leon RedboneRoll Along Kentucky Moon

Un drôle de personnage, un peu dans le genre Paolo Conte, qui joue de la musique de la première moitié du XXe siècle. J’ai eu la chance de le voir en concert à Bordeaux en 1992, quand il a obtenu en France une certaine notoriété par l’entremise d’Antoine de Caunes, qui en fit la guest star de Canal+ en période de Noël… Le Cricketer’s (quai de Paludate) était plein à craquer.

Lovefingers – Kentucky
Il semblerait que Lovefinger soit un personnage étrange, à la fois DJ et blogueur… En tout cas son morceau sur le Kentucky est très écoutable.

Patsy Cline – Blue Moon Of Kentucky
Patsy Cline (8 septembre 1932 – 5 mars 1963), née Virginia Patterson Hensley, est une chanteuse américaine de musique country qui connut son apogée pendant l’ère du « son de Nashville » au début des années 1960. Depuis sa mort à 30 ans dans un accident d’avion privé en 1963, elle est devenue une gloire… mais on ne l’entendra pas souvent dans Jakarta !

Johnny Cash – My Old Kentucky home
Eh non, ce n’est pas une chanson “officielle” du Kentucky : c’en est une parodie, écrite par Randy Newman (songwriter reconnu au USA, plus connu chez nous pour les chansons de dessin animé comme Toy Story), et interprétée avec sobriété par l’Homme en noir lui-même. Cela décrit les membres d’une famille de débiles, on se croirait plus à Groland qu’au pays d’Obama.

Voilà, c’est fini pour ce soir, on se retrouve mercredi 10 mars pour un Jakarta qui prend “la route”.

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Le Krakatoa a 20 ans !

février 20, 2010

Les années 90 à Bordeaux furent fabuleuses pour plusieurs raisons. La toute première est que j’avais à peine 25 ans en 90 ! Mais aussi, la ville s’éclatait rock’n'roll. José Ruiz passait du rock sur Radio Bordeaux Gironde (RBG) avec son émission Boomerang (au fait, j’aimerais bien trouver le morceau qui servait de générique !), il y avait des concerts et des festivals de rock et de blues…

Ticket du premier concert au Krakatoa, le 17 mars 1990

J’ai eu la chance d’assister aux premiers concerts du Krakatoa, grâce à des places gratuites que je gagnais sur RBG (100.1) ou FIB (aujourd’hui, ça s’appelle FIP : 96.7).

L’année 1990 au Krakatoa

Ticket concert Krakatoa 28 avril 1990 : Road Runners

Le premier concert du Krakatoa présentait trois groupes dont un que je connaissais déjà : Shredded Ermines, plein de talent, qui ont fait quelques bons disques avant de disparaitre.

Ticket de concert Krakatoa 18 janvier 1991 Kid Pharaon

Le concert suivant invitait aussi une triplette de groupes rock, dont les Road Runners, des normands qui ont fait une carrière très estimable.

Je n’ai pas assisté au concert du 18 mai 1990 : j’étais au festival de blues de Cadillac : Carey Bell, Mahjun & Giroux (j’adore !) et Albert King lui-même !

Ticket de concert Krakatoa 6 février 1992, Fabulous Thunderbirds

J’ai également raté Gun Club le 22 novembre : j’étais au Pin Galant de Mérignac pour une représentation de la Khovantchina, un opéra de Moussorgski. Long. Très long.

1991

Ticket de concert krakatoa 14 mars 1992 Gun Club

J’étais présent le 18 janvier pour le concert de Kid Pharaon, figure de proue, avec Gamine, de la scène bordelaise avant que Noir Désir ne déboule !

J’ai raté Noir Dez, justement, les 23, 24 et 25 mai… j’ai une excuse pour le 25 : j’étais à la Médoquine pour John Mayall et ses Blues Breakers !

1992

Le 6 février, j’ai assisté au concert des Fabulous Thunderbirds. J’y allais plus en souvenir de Stevie Ray, mort quelques mois avant, que pour voir le groupe de son frère Jimmie… Ce fut tout de même une bonne soirée.

Le 14 mars, je n’ai pas raté Gun Club ! Je n’ai pourtant aucun souvenir de ce concert, si ce n’est d’y avoir été.

Le 21 mai, je ne pouvais pas voir les VRP : je jouais (et perdais) la finale par équipe du championnat corporatif de 3e division de tennis de table… C’est IBM qui a gagné.

Ticket concert Krakatoa 31 mars 1993 Noir Désir

Et le 12 décembre, c’est par ignorance que je n’allais pas assister au concert de Kat Onoma ! C’est un regret, un vrai regret.

1993

Mieux que l’année précédente, Noir Désir prend le Krakatoa pour quatre soirs d’affilée, avec chaque fois un groupe différent en première partie. J’ai choisi la date avec Burning Heads. Concert intense, mais le son est trop fort par rapport à l’acoustique de la salle et ça gâche le plaisir.

Pas de Krakatoa pour moi en 1994 !
Il faut dire que ce n’était pas une grande année (selon mes goûts).

Ticket concert Krakatoa 14 juin 1995 Calvin Russell

1995

Un seul concert, et pas une réussite : l’un de mes chouchous de l’époque, Calvin Russell, fait un concert monotone, et finalement c’est la première partie, inconnue à l’époque et qui l’est d’ailleurs restée, qui fut le bon moment de la soirée.

Le 18 novembre, je ne vais pas voir Kat Onoma… Comment ai-je pu être aussi bête ?

En 1996 et 1997, la vie étant ce qu’elle est, je ne vais pas au Krakatoa.

Ticket concert Krakatoa

Ticket concert Krakatoa 17 novembre 1998

1998

Zebda est alors au sommet de sa gloire. Un concert très chaud, la salle est bourrée de monde. A la sortie, je me cogne violemment le tibia sur une borne d’éclairage… j’en garderai la marque pendant plusieurs mois…

Ticket concert Krakatoa 12 mars 1999 Alan Stivell

En 1999 je gagne deux places pour Alan Stivell. J’y vais par curiosité, mais en ressort enthousiasmé par la qualité et la dimension sonore !

Ticket concert Krakatoa 16 mai 2001 Kat Onoma

C’est finalement en 2001 que j’assiste à mon premier – et dernier – concert de Kat Onoma !
La salle est à moitié vide. Un connard va passer la moitié du temps à insulter Burger à cause du retard pris pour régler un problème de guitare…
Je suis resté le nez dans les retours de Burger, j’ai pris une énorme dose de guitare électrique, et j’ai plané sur Radio Activity : bonheur !

Ticket concert Krakatoa 9 octobre 2002 Archive

En 2002, c’est en fan de Pink Floyd (eh oui !) que je vais tester les p’tits gars d’Archive. Bon concert ! Pour la première fois, je remarque à la console centrale un afficheur de décibels. Ce soir là, ça ne dépassera pas les 100 dB!

Mon dernier concert au Krakatoa, à ce jour, date de 2008. C’est l’excellent groupe Tinariwen, avec en première partie une jolie surprise : Julien Jacob.

Ticket concert Krakatoa 5 mai 2008 Tinariwen

PS : Je me rends compte aujourd’hui que Jakarta, comme le Krakatoa, se situe en Indonésie ! Comme quoi il n’y a pas de hasard…

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10 février 2010 – Alcools !

février 15, 2010

Bonsoir, c’est Xavier, comme tous les quinze jours, à 22h00 sur BDC One pour l’émission Jakarta.

Ce soir, Carlos devait participer à l’émission, mais comme il vient de se mettre à neiger et qu’il habite loin, il a préféré rentrer plutôt que de devoir dormir au studio !

Tant pis, ce sera pour la prochaine fois.

Maintenant, on va se réchauffer en parlant d’alcool ! L’alcool fait partie de la panoplie rock’n'roll, comme la drogue et le sexe de la fameuse chanson de Ian Dury.

On commence avec un titre que j’adore, d’un groupe français qui vient de sortir un nouvel album que je n’ai pas encore écouté :

La blanche – Alcoolique

Un texte excellent :

“J’veux pas rester à la maison
A regarder ma boite a cons
J’aime mieux une cirrhose hépatique
Qu’un cancer du sens critique
Je préfère les seins blancs des filles
A toutes les soirées en famille”

malgré quelques facilités :

“Je le suppute, elle est séduite,
déjà la volupté l’habite”

On passe à un vieux de la vieille, qui chante les soirées arrosées entre amis.

Jerry Lee Lewis – Drinkin’ wine Spo-De-O-De

C’est tiré d’un album des années 70, sur lequel de prestigieux guitaristes étaient invités. Peut-être est-ce Alvin Lee qui joue sur ce titre ?
On passe à un blues… disons un genre de blues. C’est chanté par une actrice… non, pas celle là. Écoutez d’abord, je vous direz qui c’est tout à l’heure.

Marina Foïs – Alcool

Pas mal, hein ?
Et maintenant, un des groupes archétypaux du Pub Rock !

Dr. Feelgood – Milk and Alcohol

L’histoire d’un type qui s’ennuie lors d’un concert de John Lee Hooker et qui se prend une cuite à coup de Kahlúa-milk, cocktail à base de lait…
Et maintenant, le blues quinzomadaire de Jakarta… C’est le trop méconnu JB Lenoir (1929-1967) qui s’y colle, avec sa voix androgyne…

JB Lenoir – When I’m drinking

Si j’osais, je dirai que le punk est au rock ce que le whisky est à la bière : moins élaboré, plus économique… et très rafraichissant ! Bière et punk font bon ménage, la preuve en deux chansons :

Les Garcons Bouchers – La bière

Fondé en 1985 par François Hadji-Lazaro, multi-instrumentiste de talent, et dissout en 1995, les Garçons Bouchers ont fait des émules…

Ludwig Von 88 – Bière & Punk

Le degré zéro du texte, mais de l’humour et de l’énergie à revendre !
On reste dans la chanson française avec un vieux renard que j’adore, fin connaisseur de la légende du rock, qui parsème ses textes de références littéraires, privilégiant les poètes maudits. La chanson qui suit est parue pour la première fois en 88, sur un album qui s’appelait “Eros über alles”. En voici une version en public, plus tardive, bénéficiant d’une superbe orchestration !

Hubert-Félix Thiéfaine – Pulque, mescal y tequila

Le texte fait référence à un roman culte (mais illisible, à mon humble avis de pourtant grand lecteur), “Au-dessous du volcan”, de Malcom Lowry, dont je recommande par contre l’adaptation cinématographique de John Huston (1984).
Foin de littérature, back to rock’n'roll avec ce groupe australien fortement influencé par qui vous savez

Airbourne – Cheap Wine

Ce qu’ils veulent ? Du vin bon marché et des femme encore moins chères… Notez qu’ils seront en concert au Krakatoa dans quelques jours…
Ce qui est terrible, avec l’alcool, c’est le lendemain… Que le réveil est difficile ! Un groupe français aux textes sombres mais bourrés d’humour à froid en a fait une superbe chanson

Noir Désir – Sober Song

“Seigneur, il faut que tu me rendes sobre !
Aspirine, viens, je ne veux plus souffrir…”
“Je ne boirais plus que de l’eau jusqu’à la fin de ma vie.”

Voici l’une des chansons que Carlos avait programmé :

The Doors – Alabama song (Wiskey bar)

Une chanson de Kurt Weil et Bertold Brecht, connu aussi sous le nom de Moon of Alabama. Elle a été également interprétée par Bowie, Midler, Simone, Johansen, Faithfull, Manson… et aussi Higelin, Dalida (magnifique), H & Cherhal

Une trouvaille rigolote, maintenant :

Suggs ft. Louchie lou & Michie One – No more alcohol

Suggs est l’un des fondateurs du groupe Madness !

Et puisqu’on en parle, on finit avec le célèbre morceau dont s’est inspiré Suggs :

The Champs – Tequila

On se retrouve le 24 février, pour un Jakarta spécial… Kentucky !

PS – Autres chansons notables sur le sujet :
Tom Waits – The piano has been drinking
Serge Gainsbourg – L’alcool
Jacque Dutronc – L’éthylique

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10 chansons de… Neil Young

février 6, 2010

Mes douze chansons préférées* de Neil Young :

Down by the river
Cinnamon girl
Like a hurricane
Southern Pacific
I’m the ocean
Love and only love
Love to burn
Hey hey, my my
Rockin’ in the free world Chanson pour les SDF
Twilight
Cortez the killer
Cowgirl in the sand

*Mon choix se fait sur les versions disponibles sur les disques officiels. Les liens sur les vidéos ne sont pas représentatifs de la qualité mélodique et sonore de mes choix.

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Le site de Carlos : concerts en 3D

février 5, 2010

Carlos met en ligne des concerts bordelais qu’il filme en 3D.
Procurez-vous des lunettes adaptées et visionnez : c’est ébouriffant !
La chaîne de LLano

Si vous n’avez pas les fameuses lunettes rouge + vert, choisissez l’option “image de gauche”. Ou “Image de droite”, à la rigueur.

Carlos sera présent lors de la prochaine émission de Jakarta, mercredi 10 février 2010 à 22h00 sur BDC One.

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27 janvier 2010 – Pas de thème !

février 4, 2010

Bonsoir, c’est Xavier, comme tous les quinze jours, à 22h00 sur BDC One pour l’émission Jakarta.

Jakarta, c’est aussi le nom du générique, joué par le groupe français Trisomie 21.

Exceptionnellement, et pour des raisons indépendantes de ma volonté, il n’y aura pas de thème ce soir : mon ordinateur est en panne et je n’ai pas pu préparer ma programmation.

J’ai donc attrapé une poignée de disques dans ma discothèque personnelle, afin de vous faire écouter une douzaine de mes morceaux préférés.

On commence tout de suite avec un vieux groupe de pop-métal dont je suis fan. En 1979, ils ont sorti un album assez différent de leurs précédentes productions, avec un son west-coast qui a dérouté les fidèles… Cet album s’appelle Mirrors, il contient un titre phénoménal, Moon Crazy, que nous écouterons lors d’une prochaine thématique (sur la Lune ?… ou sur la folie ?). A la première écoute, c’est un autre titre qui m’avait beaucoup plu :

Blue Öyster Cult – The Vigil

C’est deux ans avant The Vigil que les Sex Pistols ont sorti un album qui a fait date dans l’histoire du rock : Never mind the bollocks. Les plus attentifs noteront qu’à la différence des groupes punks d’aujourd’hui, les Pistols jouaient sur un tempo lent.

Sex Pistols – Sub-mission

Petit détail qui pourrait justifier l’enchaînement précédent : Blue Öyster Cult avait écrit “Dominance & Submission” avant que les Sex pistols fassent “Sub-mission”.

C’est peu de temps après, en 1981, qu’un chanteur et compositeur français sort un disque qui va lui assurer financièrement ses vieux jours, grâce à un slow imparable : “Comme un avion sans ailes“.
Depuis, ce poète parcours la planète et sort régulièrement des disques qui passent parfois inaperçus, et parfois non. Sur cet album de 1981 figurait un rock aux paroles très intéressantes :

Charlélie Couture – Le fauteuil en cuir

Le chanteur suivant a lui aussi fait un tube qui a assuré ses arrières… un tube planétaire : “Baker Street“.

Bien des années et des albums plus tard, il a écrit et chanté ce morceau que n’aurait pas renié McCartney, britannique lui aussi.

Gerry Rafferty – Keep it to yourself

On change radicalement de style, maintenant. Je vais vous faire écouter du reggae… musclé ! Un groupe français de métal industriel inspiré par le groove… Je recommande leur superbe disque “Higher” (1997), dont est tiré ceci :

Treponem Pal – Panorama

Sur ce même disque, on trouve une reprise énorme du “Funky town” de Lipps Inc… (ne ratez pas cette vidéo désopilante !)

Revenons aux terribles années 80, pendant lesquelles j’ai personnellement beaucoup souffert, étant peu sensible à la new wave. A cette époque là, celui qui est devenu depuis mon chanteur /compositeur/guitariste préféré sort des disques qui n’ont pas de succès. L’un deux a été enfin édité en CD, dernièrement, et c’est le disque qui m’a convaincu que ce type était un grand du rock.
Je vais vous demander un peu de courage si vous n’aimez pas la musique aride : ce morceau est sec, très sec, et assez long, 9 minutes ! Les paroles sont sommaires :
“Got mashed potatoes
Ain’t got no T-Bone”

Ce qui donne en gros : “Je n’ai pas de steak, je n’ai que de la purée de patate”. On peut y voir un message social (les années 80 sont celles de Reagan et Thatcher : la poussée ultra-libérale qui fait qu’aujourd’hui un Strauss-Kahn ou un Cohn-Bendit passent pour des gauchistes…) ou un foutage de gueule… mais c’est du rock pur et dur avec de la guitare en veux-tu en voilà :

Neil Young – T-Bone

Cette musique nous renvoie au punk, par son côté sommaire et spontané. Young a d’ailleurs rendu hommage à Johnny Rotten dans son hymne au rock’n'roll : “Hey hey, my my“.

Laissons-là le rock’n'roll et partons explorer des contrées métissées… Toufic Farroukh est un musicien de jazz très très sérieux, limite chiant, et puis voilà-t-y pas qu’un jour il se lâche grave et nous invente une chanson extraordinaire où une basse funk, les saveurs de l’orient, le souvenir de Marlène s’emmêlent pour nous offrir un voyage étonnant…

Toufic Farroukh – Lili s’en fout

Ne me dites pas que vous aviez déjà entendu un solo de trombone à coulisse dans une émission de rock ?

On passe au blues traditionnel de Jakarta. C’est Spencer Bohren qui s’y colle, avec un blues sombre dont il me semble qu’il a été écrit par Fred Neil. J’ai eu la chance de voir Bohren en concert à deux reprises à Bordeaux : en 1990 au regretté Cricketter’s, quai de Paludate, et en 1991 en première partie de Bill Deraime, à Barbey.

Spencer Bohren – Blues on the ceiling

Après une telle descente dans les profondeurs de la détresse humaine… rien ne vaut une partie de rigolade ! Les Toy Dolls sont spécialistes du genre, et dans leur album Absurd-ditties de 1993, ils s’en prennent avec bonheur à la bande son du film Deliverance, de Boorman.

The Toy Dolls – Duelling banjos

On n’aura pas rigolé longtemps : le rock a ses côtés sombres qui sont parfois les plus riches (c’est mon avis : je préfère Neil Young à Robbie Williams et Noir Désir à BB Brunes)… Voici un groupe norvégien dont le nom portugais est la seule marque de joie ! Ils ont fait une demi-douzaine d’excellents albums avant que leur guitariste ne décède, mettant une fin prématurée à cette histoire. Voici un extrait de leur album de 2001, The Nightly Disease :

Madrugada – Step into this room and dance for me

On va se quitter avec une nouvelle excursion en territoire métissé. Un groupe que j’ai eu la chance de voir en concert à Mérignac en mai 2008, qui joue des chansons du désert sur une rythmique blues. C’est lent, hypnotique, répétitif, un peu statique sur scène… mais captivant. Le morceau que je vous passe est tiré de l’album Amassakoul, 2004, c’est une sorte de rap…

Tinariwen – Araouane

C’est fini pour ce soir, on se retrouve dans deux semaines, mercredi 10 février 2010, pour une thématique alcoolisée !

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