Les années 90 à Bordeaux furent fabuleuses pour plusieurs raisons. La toute première est que j’avais à peine 25 ans en 90 ! Mais aussi, la ville s’éclatait rock’n'roll. José Ruiz passait du rock sur Radio Bordeaux Gironde (RBG) avec son émission Boomerang (au fait, j’aimerais bien trouver le morceau qui servait de générique !), il y avait des concerts et des festivals de rock et de blues…
J’ai eu la chance d’assister aux premiers concerts du Krakatoa, grâce à des places gratuites que je gagnais sur RBG (100.1) ou FIB (aujourd’hui, ça s’appelle FIP : 96.7).
Le premier concert du Krakatoa présentait trois groupes dont un que je connaissais déjà : Shredded Ermines, plein de talent, qui ont fait quelques bons disques avant de disparaitre.
Le concert suivant invitait aussi une triplette de groupes rock, dont les Road Runners, des normands qui ont fait une carrière très estimable.
Je n’ai pas assisté au concert du 18 mai 1990 : j’étais au festival de blues de Cadillac : Carey Bell, Mahjun & Giroux (j’adore !) et Albert King lui-même !
J’ai également raté Gun Club le 22 novembre : j’étais au Pin Galant de Mérignac pour une représentation de la Khovantchina, un opéra de Moussorgski. Long. Très long.
J’étais présent le 18 janvier pour le concert de Kid Pharaon, figure de proue, avec Gamine, de la scène bordelaise avant que Noir Désir ne déboule !
J’ai raté Noir Dez, justement, les 23, 24 et 25 mai… j’ai une excuse pour le 25 : j’étais à la Médoquine pour John Mayall et ses Blues Breakers !
Le 6 février, j’ai assisté au concert des Fabulous Thunderbirds. J’y allais plus en souvenir de Stevie Ray, mort quelques mois avant, que pour voir le groupe de son frère Jimmie… Ce fut tout de même une bonne soirée.
Le 14 mars, je n’ai pas raté Gun Club ! Je n’ai pourtant aucun souvenir de ce concert, si ce n’est d’y avoir été.
Le 21 mai, je ne pouvais pas voir les VRP : je jouais (et perdais) la finale par équipe du championnat corporatif de 3e division de tennis de table… C’est IBM qui a gagné.
Et le 12 décembre, c’est par ignorance que je n’allais pas assister au concert de Kat Onoma ! C’est un regret, un vrai regret.
Mieux que l’année précédente, Noir Désir prend le Krakatoa pour quatre soirs d’affilée, avec chaque fois un groupe différent en première partie. J’ai choisi la date avec Burning Heads. Concert intense, mais le son est trop fort par rapport à l’acoustique de la salle et ça gâche le plaisir.
Pas de Krakatoa pour moi en 1994 !
Il faut dire que ce n’était pas une grande année (selon mes goûts).
Un seul concert, et pas une réussite : l’un de mes chouchous de l’époque, Calvin Russell, fait un concert monotone, et finalement c’est la première partie, inconnue à l’époque et qui l’est d’ailleurs restée, qui fut le bon moment de la soirée.
Le 18 novembre, je ne vais pas voir Kat Onoma… Comment ai-je pu être aussi bête ?
En 1996 et 1997, la vie étant ce qu’elle est, je ne vais pas au Krakatoa.
Zebda est alors au sommet de sa gloire. Un concert très chaud, la salle est bourrée de monde. A la sortie, je me cogne violemment le tibia sur une borne d’éclairage… j’en garderai la marque pendant plusieurs mois…
En 1999 je gagne deux places pour Alan Stivell. J’y vais par curiosité, mais en ressort enthousiasmé par la qualité et la dimension sonore !
C’est finalement en 2001 que j’assiste à mon premier – et dernier – concert de Kat Onoma !
La salle est à moitié vide. Un connard va passer la moitié du temps à insulter Burger à cause du retard pris pour régler un problème de guitare…
Je suis resté le nez dans les retours de Burger, j’ai pris une énorme dose de guitare électrique, et j’ai plané sur Radio Activity : bonheur !
En 2002, c’est en fan de Pink Floyd (eh oui !) que je vais tester les p’tits gars d’Archive. Bon concert ! Pour la première fois, je remarque à la console centrale un afficheur de décibels. Ce soir là, ça ne dépassera pas les 100 dB!
Mon dernier concert au Krakatoa, à ce jour, date de 2008. C’est l’excellent groupe Tinariwen, avec en première partie une jolie surprise : Julien Jacob.
PS : Je me rends compte aujourd’hui que Jakarta, comme le Krakatoa, se situe en Indonésie ! Comme quoi il n’y a pas de hasard…












